On ne remplacera pas la journée de solidarité par un jour de congé payé légal

Par un arrêt du 1er juillet 2009, la Cour de cassation a condamné la pratique consistant à imposer la prise d'un jour de congé payé un jour férié précédemment non travaillé pour appliquer la loi sur la journée de solidarité.
En l'espèce, en raison de l'expérience malheureuse de l'ouverture de l'entreprise le lundi de Pentecôte précédent, l'employeur avait décidé la fermeture de l'entreprise ce jour-là l'année suivante et la prise d'un jour de congé annuel pour l'ensemble des salariés, en considérant qu'il ne faisait que décider la prise d'un jour de congé sans le supprimer.
Au contraire, les juges ont estimé cette décision contraire aux dispositions légales rejoignant l'interprétation administrative du texte qui prévoit que la journée de solidarité « prend la forme d'une journée supplémentaire de travail non rémunérée pour les salariés ».