Projet de loi sur la transition énergétique : l'inquiétude hydroélectrique
Après avoir été présenté en Conseil des ministres par Ségolène Royal le 30 juillet 2014, le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte débute aujourd'hui sa navette parlementaire par une discussion générale à l'Assemblée nationale. C'est l'occasion pour le MEDEF Provence-Alpes-Côte d'Azur de tirer la sonnette d'alarme sur les dispositions qu'il contient concernant le renouvellement des concessions hydroélectriques, ouvertes à la concurrence européenne, susceptible d'impacter durement nos territoires et ses entreprises.
RSE
Visant à réduire la consommation énergétique finale de 50% ainsi qu'à diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2050, le projet de loi porté par la ministre de l'Environnement se fixe des objectifs ambitieux qu'il convient de saluer.
Néanmoins, en s'enquérant de transposer une directive européenne, le texte propose d'ouvrir à la concurrence étrangère le renouvellement des concessions hydroélectriques jusqu'alors détenues par EDF. En Allemagne, bien que déjà appliquée, la directive n'a pourtant pas été gravée dans le marbre législatif, offrant ainsi la possibilité aux pouvoirs publics d'outre-Rhin de confier la propriété de ces infrastructures aux opérateurs historiques nationaux. En faisant preuve d'excès de zèle, la France portera une menace sur les lourds investissements productifs que nécessite le secteur hydroélectrique et fragilisera, ce faisant, l'opérateur public EDF, aux avant-postes de la transition énergétique.
Un compromis doit être initié permettant l'ouverture à la mise en concurrence – comme l'impose la directive européenne – et la préservation des intérêts nationaux, qu'il s'agisse de notre indépendance énergétique et des emplois générés. Le MEDEF PACA s'en était d'ailleurs déjà ému le 12 juin dernier auprès d'Arnaud Montebourg, alors ministre de l'Économie.
Jean-Luc MONTEIL, président du MEDEF PACA, déclare : « La question de l'ouverture des concessions hydroélectriques françaises est un enjeu majeur pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle pourrait en effet impacter durablement 47 000 emplois de notre territoire et 1 400 entreprises prestataires d'EDF, et venir perturber toutes les activités économiques gravitant autour de l'hydroélectricité (agriculture, tourisme, industrie, etc.). En ne considérant pas ce sujet comme stratégique, contrairement à nos voisins allemands, Ségolène Royal et l'ensemble du gouvernement font preuve d'un amateurisme irresponsable qui met en danger l'économie de notre région. Nous demandons qu'un compromis soit trouvé afin de préserver l'emploi et nos intérêts nationaux. »
Néanmoins, en s'enquérant de transposer une directive européenne, le texte propose d'ouvrir à la concurrence étrangère le renouvellement des concessions hydroélectriques jusqu'alors détenues par EDF. En Allemagne, bien que déjà appliquée, la directive n'a pourtant pas été gravée dans le marbre législatif, offrant ainsi la possibilité aux pouvoirs publics d'outre-Rhin de confier la propriété de ces infrastructures aux opérateurs historiques nationaux. En faisant preuve d'excès de zèle, la France portera une menace sur les lourds investissements productifs que nécessite le secteur hydroélectrique et fragilisera, ce faisant, l'opérateur public EDF, aux avant-postes de la transition énergétique.
Un compromis doit être initié permettant l'ouverture à la mise en concurrence – comme l'impose la directive européenne – et la préservation des intérêts nationaux, qu'il s'agisse de notre indépendance énergétique et des emplois générés. Le MEDEF PACA s'en était d'ailleurs déjà ému le 12 juin dernier auprès d'Arnaud Montebourg, alors ministre de l'Économie.
Jean-Luc MONTEIL, président du MEDEF PACA, déclare : « La question de l'ouverture des concessions hydroélectriques françaises est un enjeu majeur pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle pourrait en effet impacter durablement 47 000 emplois de notre territoire et 1 400 entreprises prestataires d'EDF, et venir perturber toutes les activités économiques gravitant autour de l'hydroélectricité (agriculture, tourisme, industrie, etc.). En ne considérant pas ce sujet comme stratégique, contrairement à nos voisins allemands, Ségolène Royal et l'ensemble du gouvernement font preuve d'un amateurisme irresponsable qui met en danger l'économie de notre région. Nous demandons qu'un compromis soit trouvé afin de préserver l'emploi et nos intérêts nationaux. »
